Les Parodontites, un effet domino

Des gencives qui saignent, une inflammation permanente au niveau des gencives, attention aux parodontites. Les parodontites ou déchaussements dentaires touchent une personne sur deux selon les consensus actuels en France. C’est une maladie inflammatoire chronique qui peut avoir des conséquences catastrophiques sur la qualité des tissus de soutien de la dent et sur l’esthétique dentaire. Comment l’éviter ? Comment la prendre en charge simplement ?

Définition simple et simpliste

La maladie parodontale est une maladie inflammatoire qui aboutit au déchaussement dentaire. C’est l’inflammation créée par l’accumulation de plaque puis de tartre, associée à un terrain favorable (génétique, immuno-dépression, malnutrition, etc…), causée par des bactéries spécifiques, qui induit une perte osseuse sous jacente.
Dans ses phases sévères, elle présente des saignements des gencives, voire des écoulements purulents, associés souvent à des douleurs de type démangeaisons, ou lancements sans stimulations, diffus. On observe souvent une halitose marquée (mauvaise haleine).
Dans les cas chroniques, les douleurs ne sont pas toujours présentes ou ponctuelles, la maladie évolue en silence et ce pendant des années parfois.
paro schéma
Cette infection bactérienne est d’autant plus important que le terrain est favorable.
Le principaux facteurs de risque sont le tabac, une mauvaise hygiène ou technique de brossage, le diabète, les stress, les antécédents familiaux.

Dans les formes avancées ou très agressives, le tissu osseux peut finalement être totalement détruit et conduire à la perte des dents.

 

D’où cela vient-il ?

En effet, la présence de tartre sous gingival (sous la gencive) est un facteur qui peut être important, mais pas que. Une hygiène trop superficielle, les dentistes appellent ca « l’indice de plaque élevé« , est marquée par la persistance de plaque alimentaire sur plus de 20% des faces dentaires. Cette plaque est colonisée par des bactéries, et notamment par des bactéries spécifiques que l’on classe en complexes (rouges et orange pour les plus nocifs).
complexes paro
Les deux principales bactéries à retenir sont Porphyromonas gingivalis et Aa qui répond au nom barbare d’Agregatibacter actinomycetemcomitans. Ces bactéries vont avoir un pouvoir inflammatoire très puissant, qui sera à l’origine de la perte osseuse.

Les fumeurs sont des personnes à risque par la présence d’une flore buccale modifiée et favorisant la colonisation pour des bactéries parodontopathogènes. L’arrêt de la cigarette est un impératif à tout traitement initial et chirurgical de cette maladie. Les taux d’échecs et de récidive sont bien trop élevés pour tenter quelconque traitement.

Les diabétiques (type2 > type1) par l’inflammation présente dans la pathologie auront une affinité particulière pour la perte d’attache de la gencive, les récessions gingivales et la perte osseuse (alvéolyse). Le mécanisme a été bien décrit dans de nombreuses études. Pour aller plus loin : L’interaction AGE-RAGE provoque un stress oxydatif contribuant à une augmentation chronique de l’activité des monocytes (Ramasamy etal., 2005). L’hyperglycémie continue induit une glycation non enzymatique, l’oxydation des lipides et des protéines et la libération de produits avancés de glycation (AGE : advanced glycation end-products) non dégradés qui s’accumulent dans le plasma et les tissus (Graves et al., 2007).  Les récepteurs de ces AGE (RAGE, receptor for advanced glycation end-products) sont retrouvés sur la surface des nombreuses cellules provoquant une réponse inflammatoire exagérée.

Globalement, l’obésité (hyperglycémie), et toutes les mauvaise habitudes alimentaires (trop de sucres et protéines), tendent à favoriser les parodontites.

Le Stress est également un facteur de risque primordial dans la maladie parodontale.
Il n’est pas rare de déclencher une parodontite agressive quelques semaines après un décès ou une séparation.
Aller plus loin: Pendant de nombreuses années, on a pensé que le stress n’exerçait qu’un effet immunosuppresseur. En fait, il s’avère plutôt qu’il induit un dysfonctionnement du système immunitaire qui s’accompagne d’une orientation de la réponse adaptative vers une réponse de type Th2 pro-inflammatoire propice au développement, ou à l’aggravation, de pathologies liées à un état inflammatoire chronique (Marshall et al., 1998 ; Godbout et Glaser, 2006; Marshall, 2011). En outre, le stress, en raison de ses conséquences immunitaires et comportementales, diminue le potentiel de cicatrisation (Godbout et Glaser, 2006; Gouina et Kiecolt-Glaser, 2011). Globalement, la qualité de la réponse parodontale au traitement se trouve altérée (Axtelius et al., 1998 ; Elter et al., 2002).

 

Traitement global indispensable

Il n’y a pas de secrets, pour un traitement qui ne récidive pas, il faut se prendre en main avec de bonnes habitudes autant alimentaires qu’au niveau de l’hygiène de tous les jours.

La bouche est une porte d’expression de votre système digestif et s’il ne fonctionne pas bien, les répercussions peuvent être diverses et variées en fonction de chacun. Caries, langue blanchâtre ou brune, inflammation gingivale, perte osseuse, etc…

Le traitement de fond est évidemment d’agir sur les facteurs de risques décrits plus haut. – Arrêt du tabac
– Changement d’alimentation (documentation foisonnante à l’heure actuel, voir Pr Joyeux et ses livres par exemple ou les conférences en ligne)
– Cure détoxification alimentaire (techniques les plus naturelles possible, voir vidéos de Thierry Casasnovas sur youtube à ce sujet) ou détox aromathérapeutique (huiles essentielles et phytothérapie).
Des pistes anciennes et prometteuses gravitent autour du Silicium (voir labo santé silice  ).
Bref, les traitements de fonds sont aussi important que le traitement lui même dispensé par votre chirurgien dentiste préféré.

 

Traitement chez le dentiste

Première partie, l’enseignement à l’hygiène et la présentation des compléments de brossage. Voir l’article comment se brosser les dents à ce sujet.

D’emblée ou dans un second temps, il est envisageable de réaliser un premier détartrage (en 1 ou 2 séances), afin d’éliminer le tartre sus-gingival.

C’est après cette première phase, que le chirurgien dentiste peut vous proposer un surfaçage sous anesthésie pour aller nettoyer plus profondément, et désinfecter au mieux votre parodonte pour créer un état de cicatrisation.
La régénération (reconstruire de la gencive et de l’os) ne peut être envisagée qu’en dernière intention quand tous les traitements ont donné satisfaction.

La maintenance devrait être conduite à vie, à raison d’une visite tous les 6 mois pour suivre la bonne santé de votre parodonte.

 

Le petit plus naturel qui fait toute la différence

Bains de bouche au coco +/- Huiles essentielles pour aider pendant et après le traitement.
Pour les cas agressifs, sanguinolents et suppurants, les huiles essentielles de thym (linalol,thujanol et/ou géraniol) voire une préparation des trois pour un effet complémentaire à large spectre peut être très intéressant et radical.
A passer à la brossette dentaire imbibée de la préparation.
De la même façon, toutes les HE anti-bactériennes peuvent être utilisées localement de la sorte, en faisant attention aux HE dermocostiques.

Certains produits spécialisés et naturels renforcent vos gencives selon des procédés très peu étudiés par les grands labo. C’est le cas du SILAGENCYL° de Labo Santé Silice, qui peut vous aider à cicatriser après des chirurgies intéressant les gencives.

(cet article sera enrichi très prochainement)

 

A vos brosses !!!

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